EGYPTE: Une économie en révolution

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Analyse
2019-06
Cet article a été publié dans: 
Numéro 126 - Juin 2019

Le referendum visant à modifier la Constitution égyptienne a eu lieu du 20 au 22 avril. Cette révision constitutionnelle a été rendue nécessaire par le fait que le pays est engagé dans une phase de reconstruction et qu’il faut du temps pour que les dirigeants  qui ont imprimé cette ligne de développement puissent réaliser leurs objectifs, notamment sur le plan économique et social. En effet, après avoir hérité d’une situation catastrophique, le président Al-Sissi a mis en place un programme de réformes draconien. Si les résultats sont encourageants, il convient poursuivre ses efforts devant le défi démographique qui se présente à lui. 

 

 

 


 
Il y a peu d’endroits dans le monde qui soient plus stratégiques que l’Egypte. Outre le contrôle du canal de Suez, ce pays est à la confluence des continents africains et eurasiens, un pont entre la mer Méditerranée et la Mer Rouge, qui, toutes deux, accèdent à un océan. Et si ce n’était pas assez, le Nil est l’une des quelques rares sources d’eau de la région. Actuellement, l’Egypte intéresse. Certes, elle est à l’honneur à Paris avec la grande exposition Toutankhamon mais aujourd’hui, c’est la « success story » du programme de réformes, engagé par le président Al-Sissi, qui aiguise la curiosité. Les opportunités que représente ce marché en pleine mutation ne laissent pas indifférent.

L’économie égyptienne, qui avait précédemment montré une certaine résilience à la crise financière mondiale de 2008, a souffert des troubles de 2011 qui a provoqué la chute du président Moubarak et engendré une période d’instabilité politique.

Le candidat Al-Sissi n’avait peut-être pas pris toute la mesure de la crise économique - il a hérité d’un Etat en quasi-faillite - lorsqu’il avait promis, lors de la campagne présidentielle de 2014, de remettre l’Egypte sur la voie de la stabilité et de la prospérité en deux ans. En échange d’un prêt du FMI, il a dû se résoudre à lancer, en 2016, un vaste chantier de réformes drastiques qui a mis fin au modèle d’Etat-providence hérité de la période nassérienne et devenu intenable. 

 


 
Les acteurs internationaux et les milieux d’affaires ont été unanimes pour saluer le courage du gouvernement dans la mise en œuvre de ces réformes douloureuses mais indispensables. L’Egypte était un malade en phase terminale. Elle est entrée dans une phase de rémission, qui sera très longue. L’Egypte d’avant et d’après Sissi ne sera pas la même.

Après quelques mesures préliminaires, le président Sissi a misé sur des mégaprojets (doublement du canal de Suez, nouvelle capitale administrative) afin de relancer l’économie et créer des emplois. Résultats : l’Égypte est devenu l’un des pays africains le plus attractif pour les investisseurs selon la Rand Merchant Bank. Avec un PIB par habitant de 13 000 dollars, l’Égypte était, en 2017, la première puissance économique du continent africain et la troisième si l’on considère le PIB nominal (235 milliards de dollars), juste derrière l’Afrique du Sud et le Nigeria. Cette bonne forme économique est portée par une croissance solide de  + 5,6 % en 2018. En 2019, certains instituts tablent sur + 6% et, selon un rapport de l’université Harvard publié en mai 2018, l’Égypte se placera au 3ème rang des pays qui enregistreront la plus forte croissance au monde d’ici à 2026. 

 


 
Le succès de cette politique volontariste repose sur 5 piliers : les transferts de fonds de la diaspora, le tourisme, les redevances du canal de Suez, le secteur énergétique et la pêche. S’il est quasi impossible d’agir sur le premier facteur, qui rapporte 15 milliards de dollars par an, force est de constater que les autorités du Caire ont su encourager le développement des autres secteurs-clés.

En forte baisse suite aux troubles de 2011, le tourisme au pays des pharaons a amorcé une reprise avec plus de 8 millions de touristes en 2018 (+ 41% par rapport à 2017). Grâce au dynamisme des marchés allemand, ukrainien, saoudien et chinois, l’Égypte espère franchir le cap des 15 millions de visiteurs en 2019, retrouvant ainsi son niveau de 2010.

Quant au canal de Suez, celui-ci a rapporté 6 milliards de dollars de redevances en 2017. Un chiffre qui pourrait atteindre 13 milliards en 2023 en raison de la mise en service, en 2015, d’un deuxième canal, qui permet de mettre fin à la circulation alternée des convois. 

 


 
Enfin, le secteur énergétique n’est pas en reste. Les hydrocarbures représentent 10% du PIB. Ses réserves placent le pays au 5ème rang des pays producteurs africains de pétrole et au 3ème rang des pays producteurs de gaz naturel. Ces performances devraient elles rapidement s’améliorer en raison de la prochaine exploitation du gisement offshore géant de Zohr, en Méditerranée.

À la traditionnelle exploitation d’hydrocarbures, l’Égypte a également de grandes ambitions dans le solaire : la future mise en services de plusieurs centrales solaires, notamment le parc photovoltaïque de Benben, près d’Assouan (1,6 à 2 GW d’électricité), contribuera à l’objectif du gouvernement visant à produire 20% d’énergies renouvelables à l’horizon 2020. 

 


 
Dernier pilier économique égyptien, la pêche. Elle est un atout avec près de 1 500 tonnes de ressources produites. Dans ce secteur aussi, le gouvernement voit loin. Il a lancé, en décembre 2017, un projet de pisciculture dans le gouvernorat d’Ismaïlia, le plus grand au monde, dont l’objectif est d’augmenter la production piscicole de 75%.

Avec ces efforts de diversification, la délicate politique économique menée par le président Sissi a, d’ores déjà, permis la restauration des fondamentaux macro-économiques. Par exemple, les réserves de change atteignent désormais 44 milliards de dollars. En outre, dans une projection de long terme, Standard Chartered Bank a estimé, en ce début d’année, que l’Égypte deviendra la 7ème économie du monde d’ici 2030. Elle devancerait plusieurs grandes puissances actuelles telles que la Russie, le Japon ou l’Allemagne !

L’Egypte semble ainsi bel et bien en phase de sortie de crise. La confiance et la stabilité politiques sont là, mais le pays ne doit pas, pour autant, s’endormir et ralentir l’élan des réformes dont le pays a encore besoin car la situation reste, malgré tout, fragile dans l’attente de réformes structurelles visant à diversifier l’économie et à créer une croissance inclusive. 

 


 
Les autres volets sur lesquels doivent se concentrer les efforts du gouvernement sont le renforcement de la protection sociale et la création d’emplois. Le véritable défi est celui de la démographie. Dans ce pays où le taux de chômage atteint près de 12% de la population active et 30% des jeunes – 2 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail -, il faudrait une croissance de l’ordre de 6 à 7% pour créer davantage d’emplois. Cela implique aussi de consentir des efforts et des moyens accrus à l’éducation et à la santé. La « bombe démographique » peut se résumer à 3 chiffres : près de 100 millions d’habitants (pays le plus peuplé du monde arabe), un taux de natalité de 2% et une superficie utile de seulement 5 à 6 % du territoire c’est-à-dire la taille d’une grande région française.

Un problème auquel le gouvernement entend répondre dans le cadre du programme « Vision Égypte 2030 », une stratégie pour un développement durable qui vise à réduire le taux de chômage à 4%.





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