La géopolitique de l’Asie et le jeu des nations

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Analyse
2015-07
Cet article a été publié dans: 
Numéro 89 - Juillet 2015

Le surgissement de l’Asie sur le devant de la scène n’est pas un phénomène nouveau. Il y a une cinquantaine d’années, à la fin des années 1960, le Japon s’est affirmé comme puissance économique, atteignant, dès 1968, le second rang mondial derrière les États-Unis. Puis, dans les années 1980,  il y a eu les  « quatre dragons », les  nouveaux pays industrialisés d’Asie : Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong. Dans les années 1990 on a vu apparaitre les « tigres asiatiques », les nouveaux pays exportateurs : Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines et Vietnam.

 


 
Aujourd’hui, l’attention est fixée sur des puissances émergentes notamment  la Chine et l’Inde qui sont les pays les plus peuplés du monde. Mais le Japon est toujours un acteur de premier plan.

D’emblée une précision s’impose lorsqu’on parle de l’Asie. L’Asie n’est ni un concept culturel ni un ensemble physique homogène. Il en va de l’Asie, comme des autres continents – et plus encore que les autres-, c’est une appellation fourre-tout qui rassemble des entités fort différentes, de la Turquie au Japon. Ce principe étant posé, trois sous-ensembles qui forment véritablement le monde asiatique. 

 


 
L’Asie méridionale ou Asie du sud s’identifie largement au sous-continent indien : le Pakistan, l’Inde, le Bangladesh, le Bhoutan, les Maldives, le Népal et le Sri Lanka ...

 

L’Asie du Sud-Est est divisée entre une partie continentale (Birmanie, Thaïlande Vietnam, Laos et Cambodge) et une partie insulaire (archipels indonésien et philippin, Malaisie,   Singapour et Brunei). Les pays de la zone sont réunis au sein de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), une association politique et économique dont les membres sont liés par un accord de libre-échange et qui tente de jouer sa carte entre les trois géants (Inde, Chine, Japon)

Enfin, l’Extrême-Orient est l’ensemble des pays situés à l’extrémité du continent : Chine, Taïwan, les deux Corée et le Japon.

L’Asie méridionale et l’Extrême-Orient comprennent trois grandes puissances régionales et mondiales: la Chine, l’Inde et le Japon qui ont des contraintes géopolitiques fortes.

 


 
-A- Trois puissances dominantes

 


 
1 - La Chine est encore le pays le plus peuplé. La Chine d’aujourd’hui  bénéficie de la politique économique mise en place par Den Xiaoping dans les années 1980 pour endiguer le  désastre du maoïsme et sauver le parti unique en procurant plus de prospérité à la population. Désormais, la Chine est devenue l’usine du monde, produisant à bas prix des produits de qualité médiocre, ce qui lui permet une économie en croissance, avec des effets induits sur le reste du monde. 

Le pouvoir politique reste caractérisé par la dictature du parti communiste. Celui-ci ayant peu de légitimité doit assurer un bon rythme de développement pour assurer un minimum de prospérité qui permet au président Xi Jinping de parler de « rêve chinois », même si ce rêve ne concerne qu’une partie de la population. De fait, le bilan doit être nuancé.  La Chine est encore un pays en voie de développement. D’un côté une croissance impressionnante et la naissance d’une classe moyenne aisée, de l’autre le fait que le PIB par habitants reste faible  (car 1,3 milliard). 

 


 
Les problèmes socio-économiques sont importants. D’abord, la disparité entre les  régions, notamment les régions côtières et celles de l’intérieur, est impressionnante. À cela s’ajoute d’autre facteurs d’inquiétudes : la carence de l’État de droit, la censure de l’Internet ; le manque d’innovation ; la démographie avec un vieillissement de la population; une pollution considérable qui affecte la santé des gens; les tensions dans les périphéries (différends frontaliers avec l’Inde, question du Tibet, problème du Xinjiang ou Turkestan oriental où vivent les Ouïghours musulmans)…

 


 
Par ailleurs, l’économie chinoise dépend de sa connexion à l’économie mondiale. 

D’une part, elle en dépend pour ses approvisionnements énergétiques, par exemple en 2014, plus de 40% du pétrole et environ un tiers du gaz proviennent de la Péninsule arabique, par les routes maritimes. Ses importations de matières premières  d’Afrique, dont elle est devenue le premier partenaire, passent également par la voie maritime. D’autre part, une bonne partie des produits exportés par la Chine est transportés par voie maritime. 

Or des détroits d’Ormuz et de  Bab el Mandeb à celui de Malacca, ces routes sont peu sûres. Le détroit de Malacca, entre la Malaisie et l’Indonésie, près de Singapour, qui relie l’océan Indien et la mer de Chine et le Pacifique, est pour la Chine de première importance. Dans ces conditions, les espaces maritimes asiatiques constituent un enjeu stratégique majeur. C’est ce qui explique que la Chine poursuit une politique hégémonique de revendication d’espaces maritimes et d’iles en mer de Chine, au détriment de ses voisins et en imposant une présence de facto pour tenter de faire de cet espace une mer territoriale. Du coup, la menace potentielle sur la liberté de navigation est une source de tension permanente avec les voisins, en particulier le Vietnam et le Japon, mais aussi les États-Unis.

 


 
Pour la Chine la sécurisation de sources d’approvisionnement est une priorité. Pour cela, elle développe une stratégie double. D’une part, elle renforce sa marine et étend son influence en mer de Chine. D’autre part, elle a mis en chantier le vaste projet de la « nouvelle route de la soie» visant à sécuriser ses approvisionnements. Elle a ressuscité avec le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le  Kirghizistan, l’historique route de la soie qui fut, pendant des siècles, le chemin emprunté par les commerçants chinois pour vendre leurs produits en Europe. La Chine a également intensifié ses  importations énergétiques en provenance de la Russie. C’est dans le même esprit – et toujours dans le cadre de « la route de la soie du XXIe siècle » - que la Chine va développer avec le Pakistan un projet gigantesque, d’un coût de 46 milliards de dollars,  visant à créer un corridor économique composé d’un réseau autoroutier, d’un réseau ferroviaire et de gazoduc et d’oléoduc reliant le port pakistanais de Gwadar sur la mer d’Arabie, dans la province du Baloutchistan, au nord-ouest de la Chine, sur 3000 kilomètres. Ce corridor permettra à la Chine de répondre à la menace de blocus par la marine  américaine des importations d’énergie chinoises en provenance du Proche-Orient. Il est clair que le corridor sino-pakistanais vise également à contourner l’Inde, qui est le grand compétiteur de la Chine.

 


 
2 - La géopolitique de l’Inde est caractérisée par quelques constantes majeures. Une certaine culture démocratique qui la différencie de la Chine. Des tensions avec ses voisins pakistanais et chinois, notamment des différends territoriaux au Cachemire. La nécessité de gérer la relation entre la majorité hindoue et la minorité musulmane qui représente tout de même près de 180 millions de citoyens (15% de la population). 

Depuis les années 1990, la diplomatie indienne est tout entière au service des intérêts économiques et commerciaux. L’Inde recherche des IDE pour diversifier ses infrastructures et renforcer son industrialisation. Le pays mise sur l’essor économique pour créer des emplois afin de nourrir une population de  plus en plus nombreuse (1200 milliard en 2015), et très jeune (à la différence de la Chine). L’Inde sera le pays le plus peuplé de la planète vers 2030. 

L’Inde est clairement en concurrence avec la Chine qui estt son rival stratégique dans la région. D’où le rapprochement avec les États-Unis et le lien avec le Japon (qui devrait investir 35  milliards de dollars des États-Unis dans une période de cinq ans en infrastructures indienne). La   coopération  de défense a été renforcée lors d’une rencontre entre le Premier ministre Modi et Obama en janvier 2015. Il en est de même  de la coopération militaire avec  le Japon. Ainsi,l’Inde poursuit un gros effort pour développer son potentiel militaire. Un signe récent a été la décision d’acheter des avions français Rafale, au printemps 2015. 

 


 
3 - La troisième puissance régionale est le Japon. La caractéristique essentielle du Japon est que c’est un pays qui manque de l’essentiel de ses besoins énergétiques et qui  est engoncé dans un territoire réduit (378 000 km2 pour 130 millions d’habitants), dans le contexte d’un environnement régional délicat. 

Il est constant que l’inquiétude majeure de Tokyo est l’expansionnisme de la Chine avec laquelle elle a plusieurs différends territoriaux, notamment sur les iles Sankakou revendiquées à la fois par Pékin et par Taipeh. Face à la menace chinoise, l’alliance avec les États-Unis est vitale pour le pays mais Topkyo a  aussi renforcé ses relations avec d’autres alliés comme  la Corée du sud,  l’Australie ou le Vietnam, particulièrement préoccupé par la politique agressive de la Chine, en particulier  sur les îles Spratleys et Paracels. Le Japon s’est surtout rapproché de  l’Inde.

 L’Inde et le Japon développent, depuis l’an 2000, un partenariat stratégique global. Pour le Japon, dont l’économie est étroitement dépendante du trafic maritime, l’Inde occupe une place particulièrement sensible au centre des lignes de communication reliant l’Archipel nippon au Proche-Orient et à l’Afrique. Un autre terrain de concurrence avec la Chine est l’Afrique. La visite du Premier ministre Shinzo Abe dans plusieurs pays africains, en  janvier 2015, a démontré que Tokyo veut ne pas laisser la main à  la Chine. C’est dans ce contexte que le Japon a installé, en 2011, aux côtés des bases française et américaine, une base militaire à Djibouti aux portes du détroit du Bab el Mandeb. 

 


 
Prenant en considération les nouvelles menaces régionales, le gouvernement de Shinzo Abe a autorisé en  juillet 2014 une réinterprétation de l’article 9 de la Constitution afin de permettre à l’armée nippone d’intervenir sur des théâtres d’opérations extérieurs si les intérêts majeurs du pays et de ses alliés sont en cause. Le Japon qui a considérablement renforcé son potentiel militaire qui s’appuie sur une haute technologie, a toutes les capacités pour acquérir rapidement l’arme nucléaire. 

 


 
-B - Le jeu des nations

 


 
L’examen des données géopolitiques de l’Asie offre un tableau plus nuancé et moins idyllique que celui qu’on a l’habitude de présenter. 

 


 
1- Voici une région à risques. En effet, cette région du monde, - l’Asie du sud et du sud-est-, est au centre de rivalités tenaces et d’enjeux majeurs. Elle est le nouveau terrain d’affrontement des puissances : Chine, Inde, Japon, Russie et États-Unis sans parler celles de plus petites dimensions. Les conflits et les tensions sont nombreux : l’activisme de Pékin en mer de Chine, l’affaire des deux Corée, les conflits frontaliers entre l’Inde et le Pakistan (Cachemire) et l’Inde et la Chine, les différends nippo-russe  sur le Kouriles ou nippo-coréen sur l’archipel Dokdo, l’affaire du Tibet, la cyberguerre lancée par des États comme la Corée du nord, le risque terroriste…

Dans ce contexte, on assiste dans cette zone  à une véritable course aux armements. En effet, la Chine, en expansion, poursuit la modernisation de son arsenal militaire, incitant les autres pays à accroître leurs efforts de défense. C’est  notamment le cas de l’Inde et du Japon.  L’incertitude quant au risque d’une crise majeure pose la question de l’emploi de l’arme atomique. En effet, pour tout aggraver l’Asie est le continent le plus « nucléarisé » : la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Corée du nord sont des pays nucléaires, sans oublier la Russie voisine. Par ailleurs, pour ce qui concerne le Japon, toute la question est de savoir si  une capacité suffisante de dissuasion peut être compatible avec la décision du gouvernement japonais de ne pas produire d’armes nucléaires. En tout cas, il est indéniable que le Japon dispose de la technologie nécessaire et des réserves de plutonium pour fabriquer des bombes atomiques. 

 


 
2 - Que nous apprend une étude de la géopolitique de l’Asie ? En premier lieu, elle démontre que la mondialisation est une baliverne.   Après la chute du bloc soviétique certains avaient cru pouvoir prédire une globalisation dominée par une hyperpuissance modelant un monde unipolaire vénérant l’argent tout-puissant.  Très vite, le politique a repris ses droits. Nous sommes entrés dans l’ère de la déglobalisation. On ne peut que constater la volatilité actuelle de la scène internationale avec l’augmentation des crises et conflits aux dimensions multiformes. 

Contrairement aux prédictions de ceux qui annonçaient la fin de l’Histoire et une « mondialisation heureuse » qui serait une sorte de paradis terrestre, le XXIe siècle se révèle aussi marqué par les conflits et les rivalités des puissances que les précédents. Les problèmes relevant de la géopolitique sont au cœur des enjeux concernant les nouvelles menaces et sur les nouveaux équilibres. C’est le jeu des nations qui se poursuit car elles seules sont les acteurs de l’Histoire. C’est ce qui se passe en Asie : il y a la nation chinoise, la nation indienne, la nation japonaise, la nation vietnamienne, la nation indonésienne, la nation coréenne, la nation malaise, etc. Et, dans tous ces pays, c’est bien l’État qui donne l’impulsion, définit les stratégies de développement, pilote l’essor économique. C’est donc le fait national qui prédomine et non de quelconques vues de l’esprit supranationales qui ne sont à la mode que dans un monde européen qui va de renoncement à renoncement. Il est particulièrement intéressant de noter que les nations asiatiques, championnes de la croissance et du développement – à commencer par la Chine, l’Inde et le Japon ou la Corée du sud-  démentent l’idée reçue, en Occident, selon laquelle l’avenir serait aux grands ensembles intégrés. Cela devait donner à réfléchir à tous ceux qui se sont entichés de l’intégration européenne, laquelle a pourtant précipité le déclin économique des pays européens...

 


 
En tout cas, en Asie, c’est avec les nations qu’il faut traiter. Il ne s’agit pas seulement de faire des affaires avec l’Asie, mais il faut surtout avoir une claire vision des données géopolitiques et des rivalités des nations. C’est dire la nécessité pour les États des autres continents d’avoir en Asie, comme ailleurs, des diplomaties dynamiques et imaginatives.  Dans un monde fragmenté, multipolaire, le jeu des États, grands ou moyens,  retrouvent donc toute sa place. 





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